samedi 1 juin 2013

Radisson/Glénat





Voilà une bande dessinée à teneur historique qui nous rappelle l’époque de la Nouvelle-France et des guerres entre Français, Algonquins et Hurons contre les Iroquois. Jean-Sébastien Bérubé s’est inspiré de l’autobiographie de Pierre-Esprit Radisson pour la réaliser. 

Pierre-Esprit est un jeune Français qui décide de sortir chasser avec ses amis malgré l’interdiction du Gouverneur. Alors que ses amis sont tués, il se fait capturer par les Iroquois, qui remarquent sa bravoure et l’adoptent. Une mère iroquoise ayant perdu son garçon le traitera comme son propre fils. Il apprendra les us et coutumes du peuple et sera très apprécié. Malgré leur bel accueil, il continuera à se sentir prisonnier et à planifier son évasion.

Au début de l’aventure, on croit presque à un syndrome de Stockholm, puisque Radisson semble très bien s’adapter à sa nouvelle famille, plutôt aimante. Je n’ai pas complètement saisi comment le personnage passe d’un relatif bien-être à la décision de se sauver. Cela fait sans doute partie de sa complexité et de son côté aventurier. 

Le peuple iroquois, parfois cruel et guerrier (ils ont comme réputation de manger le cœur de l’ennemi), s’avère paradoxalement d’une grande générosité avec Radisson et fait montre d’un grand esprit communautaire. N’empêche qu’une première tentative d’évasion nous montrera que la trahison est sévèrement punie. Mais il s’agit d’un personnage plus grand que nature et encore trois bandes dessinées lui sont consacrées, donc pour notre plus grand plaisir, il n’est pas au bout de ses peines.

Un volet éducatif est présent. On apprend que le terme « Iroquois » n’était employé que par leurs ennemis, car il signifie « serpent à sonnettes » ou « langue de serpent » en algonquin. « Hodinossonis » était le terme utilisé, soit ceux qui habitent dans les maisons longues. Et que dire de Mohawk qui signifiait « mangeurs d’hommes »… Cela a de quoi frapper l’imaginaire. Dans des paysages magnifiques, on découvre les objets traditionnels et les habitations d’antan. On sent qu’une bonne recherche historique a été faite. C'est l'occasion de se plonger dans l'aventure, de s'amuser et d'en apprendre sur nos ancêtres.

Note de la critique:
3,5/5

mardi 21 mai 2013

Épique/ éditions marchand de feuilles


Le premier roman de William S. Messier, originaire de Cowansville, était Townships, en 2009. Le deuxième, Épique, c’est du bonbon. Étienne, blasé de son emploi où il scanne des items dans un entrepôt pharmaceutique, quitte son travail en emportant avec lui le gant lecteur de code-barre. Il essaiera de connaître l’essence des choses à l’aide du gant tout au long de cet été où il sera embauché comme assistant-équarrisseur pigiste (ramasseur de charognes) dans la région de Brome-Missisquoi. Par exemple, une note du centre d’emploi scannée indique 120 ml de Pepto-Bismol. Plutôt amusant comme procédé.

Étienne devra apprivoiser Jacques Prud’Homme, son collègue, une légende locale plutôt intimidante. Dans l’économie de rasage de mourir, un gars comme Prud’Homme serait multimilliardaire. Ce qui est vrai à son propos, on n’en est pas certain, ça fait partie du folklore local. Le sujet est original puisqu’on aborde un métier peu connu qui nous permet de découvrir le territoire et ses héros ordinaires. On oscille entre le récit et l’imaginaire, comme avec le gant qui peut scanner les êtres vivants ou les légendes sur les exploits de Jacques Prud’Homme.

Les jeunes adultes sont attachants, naïfs et excentriques. Les dialogues philosophiques geek entre Étienne et son amie Valvoline (costaude et non grosse, précise-t-il) sur la préférence entre le pouvoir de voler ou celui d'être invisible sont rigolos. Étienne fait aussi souvent allusion à la théorie de la relativité d’Einstein pour tenter d’accélérer le temps dans les moments ennuyeux. C'est truffé de belles réflexions absurdes.

Le sens de la dérision de l’auteur fait tout l’intérêt du livre. Par exemple dans cette visite chez Sanimal, une entreprise qui trie les carcasses chez laquelle Étienne et Jacques vont porter leurs trouvailles :  Les quelques employés qui sifflotaient l’air de «Oops! I Did It Again» en triant les carcasses (…) ne pouvaient être que des psychopathes.

Étienne déteste qu’on lui demande ce qu’il veut faire dans la vie, par contre, il prend son rôle d’équarrisseur très au sérieux lors de cet été où un nombre incroyable de carcasses doivent être ramassées le même jour et où la pluie dure cinq longues semaines. De là le titre Épique. Une lecture rafraîchissante pendant laquelle le sourire s’agrandit au fil des pages.

Note de la rédactrice: 4/5

dimanche 7 avril 2013

J'ai eu peur d'un quartier autrefois / Hurtubise


Patrick Drolet est connu en tant qu’acteur, mais il est aussi l’auteur du recueil poétique Un souvenir ainsi qu’un corps solide ont plusieurs tons de noirceur et du roman J’ai eu peur d’un quartier autrefois.

La déroutante histoire de ce court roman est faite d’images fortes et de descriptions étranges. De nombreuses personnalisations rendent le récit vivant. La porte d’entrée était figée dans son cadre. Elle semblait vouloir pleurer l’humidité par ses pores. L’homme est plus intéressé par les objets que par les gens, dont il se tient loin. Il craint autant de répondre à l’enfant qui fait du porte-à-porte que de tenir une conversation avec un chauffeur de taxi. Une solitude profonde l’habite, mais elle est désirée.

Au début, la mort violente du voisin semble déclencher ses angoisses et une peur de l’extérieur. Puis on découvre que l’homme correspondait avec un prête qu’il avait connu au collège, mais cela a été interrompu dans des circonstances nébuleuses qu’il décide d’éclaircir pour n’en revenir que plus troublé. Le seul moment où le réel prend davantage le dessus est lors de l’évocation des souvenirs du collège. Le reste du temps, on dépeint un imaginaire trouble où paranoïa et divagations sont omniprésentes. Le récit, à la première personne, révèle les cauchemars éveillés et les pensées intimes de l’homme.

Pendant ma lecture, il m’est revenu en tête un classique, Le Horla de Maupassant, à cause de l’ambiance angoissante de l’histoire laissant imaginer que soit le personnage est fou, soit il perçoit une dimension terrorisante et invisible pour le commun des mortels. Par exemple, un jour, il observe une voiture qui ne lui renvoie pas son reflet et il entre en contact avec elle. J’arrivais à présent à sentir l’historique de la voiture, sa naissance en banlieue de Detroit, son premier maître, un médecin de Pittsburgh, qui s’était suicidé à l’intérieur d’elle en s’asphyxiant avec un sac de plastique. Il prétend aussi percevoir une ombre cannibale qui rôde, un charmant synonyme pour la Faucheuse.

L’univers menaçant intrigue, fascine et déstabilise. On se laisse prendre au jeu non sans une certaine confusion. Est-ce qu’on a du plaisir pendant le voyage même s’il n’y a pas forcément de destination précise? Tout à fait.

Note de la rédactrice : 3,5/5

mardi 26 mars 2013

Boumeries t.1/ t.2 / auto-édition

Boumeries / Boum (Samantha Leriche-Gionet) 





L'auteure : Samantha Leriche-Gionet accumule les papiers d'animation depuis neuf ans, armée de son diplôme d'études collégiales en Dessin animé et de son baccalauréat en Animation de films obtenu à l'université Concordia.
Ses courts-métrages étudiants ont été présentés dans plus de soixante festivals, tels que le Festival international du film d'animation d'Annecy, le Festival international d'animation d'Ottawa, Fantoche Int'l Animation Festival, DOK Leipzig, Anima Mundi, Chicago Int'l Children's Film Festival, Int'l Short Film Festival Oberhausen, les Rencontres Internationales du Cinéma d'Animation de Wissembourg, Cinanima et les Sommets de l'Animation de Montréal, et fait le tour du monde en passant par les États-Unis, la France, l'Inde, l'Italie, la Suisse, l'Allemagne, le Portugal, l'Irlande, la Corée du Sud, la République tchèque, le Brésil, le Royaume-Uni et le Canada.
Ses travaux illustrés ont été publiés dans des artbooks tels que CFSL, COLORS Charity Artbook, Drawgasmic, SUGAR NINJAS, ERRI et Domestic Etch, et dans des recueils de bandes dessinées comme MERURE tomes 1, 2 et 3. Elle a également participé à des expositions collectives, notamment Drawgasmic (St. Louis, É-U) et l'Hommage à Sky Doll (Montréal, Canada).
Récemment, elle s'est mise à apprécier le linge des années quatre-vingt (probablement plus qu'elle ne le devrait), à traîner dans les photomatons de plus en plus, à arborer des coiffures bizarres, des chapeaux de Boy George et des chaussures aqua juste pour embêter sa mère, et à se bourrer de gelato au chocolat en tant que récompense d'un travail bien fait.
Elle vit et travaille présentement dans l'est de Montréal, Canada avec son amoureux coloc Pierre-Luc.


Mise au point : Avant de rédiger cette critique, il m'apparaissait important de spécifier la catégorisation que je fais en sous-genre de la B.D. Je suis de ceux qui voient une différence  dans le genre entre une bande dessinée et un roman graphique. Un roman graphique est pour moi une histoire contée en plusieurs pages , par exemple Maus,V for Vendetta ou Blankets.  Une bande dessinée est, elle, un ensemble de petite histoire en bandes qui ne constitue par l'ensemble du livre même s’il peut y avoir une résurgence de thèmes et de personnages. Cependant, il ne faut pas se fier à la forme pour définir les sous-genres, car Tintin ou Asterix serait pour moi un roman graphique et Gaston la gaffe ou Garfield une BD. D'autant plus, que nous pouvons retrouver des bds dans un autre modèle que cartonné, par exemple : les Notes de Boulet ou Yves, le roi de la cruise.  Ceci est bien sur ma sorte de traduction des catégories du genre soumises par la réalité américaine et qui est parfois dure à expliquer vu qu'un des sous-genres porte le même nom que le genre principal. Cette distinction ne réside pas dans la linguistique, car pour moi une histoire de super héros est un comics. Ceci dit, il vous sera plus appréciable de comprendre mon raisonnement quand je parle de ce genre dans mes critiques.  
-Un simple clic pour agrandir les images- 




Critique :
 J'avais beaucoup aimé la lecture du roman graphique La petite révolution publiée chez Frond Froid. Récipiendaire du premier concours lancé par la maison d'édition, elle a vu son histoire publiée et rapidement appréciée par le milieu au Québec. Mais cette critique ne parlera pas de ce roman graphique, mais «le à côté» de l'auteure, deux petites bds publiées respectivement en 2011 et 2012. La différence entre La petite révolution  et Les boumeries est majeure, il n'y a aucune ressemblance dans le propos, la forme ou le style de dessin, ce qui est surprenant. Les deux ouvrages  Les boumeries sont des b.ds autofictionnelles tirées du blogue de l'auteure où elle raconte des événements de sa vie quotidienne. C'est en fait toute la force des scénarios qui rend les petites histoires si intéressantes.


 

Le matériel qu'elle utilise consiste en son côté geek, ses rêves, ses obsessions, sa vie de couple et son environnement  de travailleuse à la maison, toutes situations qui pourraient  paraître banales au premier abord, mais se transforme vite en petits moments dramatiques ou ludiques. Les références aux jeux vidéos m'ont fait particulièrement rire, car elles renvoyaient à un côté geek qui me rappelait parfois Boulet, un autre bédéiste que j'affectionne beaucoup. Souvent, elle explique aussi les situations, ou les jeux vidéos, pour être certaine que la compréhension soit faite. 




Je crois que comme Boulet, c'est surtout le caractère attachant du personnage avec ses petites lubies qui rendent si intéressantes les b.ds. Le fait que l'obsession pour des toilettes nous soit toujours racontée et qu'elle atteigne même ses rêves rend au paroxysme l'invraisemblable et l'humour de la situation.  Rajoutez à ça la capacité de l'auteure de minimaliser une histoire en trois cases ( généralement) et vous avez le genre de bds que j'adore. 



Vous pouvez la lire ici (en anglais) 
Note du critique 5/5 (j'ai ris encore en la relisant pour la critique.) 



dimanche 17 mars 2013

Mises à mort/ Marchand de feuille



Mises à mort- Suzanne Myre


Suzanne Myre a écrit le roman Dans sa bulle et cinq recueils de nouvelles. Elle a été lauréate du Grand Prix littéraire Radio-Canada et du prix Adrienne-Choquette avec Nouvelles d’autres mères. Contrairement à certains de ses recueils où un même personnage pouvait refaire surface quelques nouvelles plus loin, les histoires sont indépendantes les unes des autres dans Mises à mort. On peut donc baigner dans des univers variés où l’on nous sert l’intimité d’une personne et ses réflexions aussi drôles, sombres ou touchantes soient-elles. On vise l’authenticité et les formulations sont superbes.

(…) le temps que maman revienne de l’hôpital où elle s’est fait opérer pour se faire « tout ôter » comme elle le dit. Je me demande bien de quoi elle aura l’air à son retour, s’il ne lui reste plus rien.

L’auteure pointe les travers humains avec bonheur et n’épargne ni les adultes ni les enfants. Dans l’extrait suivant, une petite sœur est jalouse de la nouvelle blonde de son grand frère.

Je lui ai dit qu’elle ressemblait à Kate Moss, elle a répondu en souriant qu’elle se demandait si c’était un compliment. (…) Arnaud m’a envoyé un haussement de sourcils furieux, alors j’ai dit que bien oui, voyons, Kate Moss était parfaite même si légèrement anorexique et droguée et j’ai encore eu droit au coup des sourcils.

Le titre souligne l’exploration de la mort sous diverses formes : celle d’un proche, d’un chat, d’une voleuse hypnotiseuse, d’un cycliste, d’un amour impossible, etc. On passe du malaise au rire grâce à une écriture habile et surprenante. La signature de l’auteure : un regard cynique et un réalisme dans les relations interpersonnelles qu’elle dépeint. Malgré le titre et la couverture ensanglantée, le recueil fait sourire bien plus souvent qu’il attriste.

Note de la critique : 4/5

jeudi 14 mars 2013

Glorieux Printemps/ Pow Pow



Glorieux Printemps 1 et 2 






Résumer de l'éditeur tome 1 : 
Émilie n’a d’yeux que pour la nuque de Raphaël, mais c’est plutôt l’excentrique Antoine qui la suit partout. Pendant ce temps, Micheline est folle des beaux mollets de son âme sœur, et Mathieu observe de très loin la trop parfaite Andréanne. Bref, vous voyez le genre.

Résumer de l'éditeur tome 2 : 

La fin de l’année scolaire approche. Émilie s’imagine tranquille dans son emploi d’été. Ce qui ne sera le cas ni pour elle, ni pour Micheline. Et contrairement à Antoine, Mathieu ne sait pas ce qu’il veut. Bref, on pensait s’ennuyer.
L'auteur :
Sophie Bédard vient de terminer un DEC en graphisme, et s’est fait refuser à l’université où elle voulait aller. Elle a donc décidé de, tiens, prendre une année sabbatique pour réfléchir à son avenir. Sauf que là, à la place, elle perd son temps à faire de la bande dessinée.
Critique : 

Pendant ma semaine de relâche, j'ai pu enfin lire la dernière sortie de POW POW Glorieux Printemps; au même moment où l'auteur est dans les nominations aux Bédéis Causa 2013.
Il fait du bien de voir une histoire d'adolescent au Québec qui se passe réellement dans une école. Plus souvent, il me semble, les histoires sur les étudiants se passent généralement dans les pauses ou les vacances d'été; en tête il me vient Scott Pilgrim et Blankets. Alors que là, nous fréquentons la dure réalité des examens, des études de math 436, des jobs d'été et des kicks passagés.  

C'est dans le langage d'adolescent-e-s d'aujourd'hui et avec des dessins épurés que  Sophie Bédard  nous apporte à la fois de l'humour et un brin de cynisme sur les relations qu'on entretien à cet âge. Âgé de seulement 21 ans, l'auteur rend avec justesse le milieu scolaire qu'a vécu ma génération. Elle le fait sans clichés n'y exagérations, et s’il y en a, elles ne sont pas d'une énormité flagrante.   


En lisant ces deux bds, nous aimons rire de nous et de notre passé d'adolescent-e. Le dialogue bien placé, et ne tenant souvent qu'à quelques mots , nous fait rire et nous accroche rapidement. Ce que j'ai surtout aimé c'est que l'auteur n'a pas peur d'user de référents modernes comme facebook, ce que des fois les auteurs rebutent. 

Une bonne lecture de vacance.  

Qui dit qu'il n'y a rien en bd au Québec? 



dimanche 3 mars 2013

La Célibataire/ Michel Lafond


La Célibataire India Desjardins et Magalie Foutrier



On connaît India Desjardins pour sa série jeunesse Aurélie Laflamme et aussi un roman de chick-lit Les aventures d’India Jones. Magalie Foutrier est une illustratrice française qui œuvre pour la presse et la publicité. Une bonne équipe pour représenter le décor urbain, le côté limite superficiel et la candeur du personnage trentenaire. Les dessins du genre magazine féminin sont fort jolis, et les expressions des personnages en disent long. Il arrive même qu’on trouve des gags uniquement visuels.

La BD se lit vite, on ne s’ennuie pas une seconde. Il y a généralement un gag par page, mais parfois davantage. On aborde quelques clichés comme la consommation de crème glacée ou l’ouverture difficile de pots, n’empêche qu’il y a aussi de sacrées trouvailles. Les malentendus entre la célibataire et son docteur dreamy sont tordants. Les comparaisons douteuses entre un rendez-vous galant et une entrevue ou bien un western et une rupture sont rigolotes aussi.

La célibataire n’est pas juste fine et naïve, elle a aussi une bonne dose de mauvaise foi et sa vie est pleine d’ironie. Autant, elle ne veut pas être une victime et tente de profiter de son célibat au maximum, autant, elle flirte à qui mieux mieux dans les gyms et se tient dans le même bar que son ex pour lui montrer à quel point elle rayonne sans lui.

Ici, un extrait d’une rêverie qu’elle a au gym, pensant que si elle s’entraîne assez, son ex lui dira : Wow! T’es super belle! Est-ce que tu t’entraînes? Et elle de lui répondre : Non, j’ai toujours été comme ça, c’est juste que tu ne t’en rendais pas compte!

Lors de la Saint-Valentin, elle nous confie son truc pour le pas déprimer. Il suffit d’appeler une amie en couple, qui nous parlera de sa sortie au resto pour l’occasion. Vous lancez d’un ton surpris/snobinard : « Quoi?! C’est la Saint-Valentin aujourd’hui? Je ne savais pas que tu fêtais çââââ?! C’est tellement quétaine et commercial! »

India Desjardins a le sens du punch et sait se moquer du célibat avec brio. Magalie Foutrier a le dessin simple, précis et percutant. On rit de la célibataire, puis on s’identifie un peu à ses niaiseries et on rit… de soi-même. 

Note de la critique : 4/5